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Intelligence artificielle: banquiers et assureurs ne voient pas tous l’utilité de l’analyse prédictive

Comme leurs collègues banquiers, les assureurs se convertissent largement à l’intelligence artificielle s’agissant de la relation client et du traitement des demandes de ceux-ci. En revanche,  banquiers et assureurs ne sont pas -encore?- convaincus par les possibilités de l’IA concernant l’analyse prédictive, concernant par exemple la prévision des besoins des clients afin de leur proposer de nouveaux services ou l’analyse des comptes clients pour prévenir une situation critique.
C’est ce qui ressort d’une étude rendue publique par le spécialiste Golem.ai de l’intelligence artificielle, étude menée auprès de 57 cadres dirigeants de groupes bancaires et d’assureurs français . Ceux-ci sont d’accords pour affirmer que l’IA permet de faciliter l’accès aux services, d’améliorer le taux de clients satisfaits (pour 91% des dirigeants interrogés). D’ailleurs, les outils déjà intégrés concernent d’abord l’analyse de documents (35% des répondants), les chatbots (33%) et la génération automatisée de documents (30%).

Banquiers et assureurs sont un peu moins nombreux à estimer possible de traiter plus rapidement les demandes des clients grâce à l’intelligence artificielle (61%) ou à améliorer la sécurité des transactions -détection des fraudes- 53%.

Les possibilités offertes par l’analyse prédictive

Surtout, c’est une minorité de professionnels qui se montrent convaincus par la “possibilité de prédire les besoins clients pour leur proposer des nouveaux services” (47%) ou celle d’analyser les comptes clients pour prévenir d’une situation critique, débitrice par exemple (32 %). C’est pourtant cette analyse prédictive qui se montre prometteuse, à entendre les spécialistes de l’IA. C’est pourtant grâce à elle que les GAFA et leurs imitateurs ont développé leur puissance commerciale, proposant le bon produit au bon moment…

Mais, à ce stade, seuls 19% des banquiers et assureurs en France ont intégré de genre d’outils. Un petit espoir pour les éditeurs de logiciels : 38% des sociétés estiment pouvoir les mettre en œuvre au cours des trois années à venir. S’agissant de ces futures intégrations, la priorité sera donnée à l’analyse des documents (49% des sociétés), les chabots (47%) et la génération automatisée de documents (49%).

 

 

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