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56 % des porteurs de carte se méfient de l’authentification biométrique

Plus d’un consommateur sur deux est méfiant vis-à-vis de la biométrie pour sécuriser les paiements en ligne. En effet, 56 % des clients redoutent que le passage à l’authentification biométrique augmente considérablement les usurpations d’identité. Ces observations sont issues de la nouvelle étude internationale, publiée par Paysafe Group, et intitulée Lost in Transaction : the end of risk ? dans son édition 2019.

Ce rapport met aussi en évidence que 81 % des consommateurs préfèrent les mots de passe pour protéger leurs paiements en ligne, en raison des craintes que leur inspirent les nouvelles options biométriques. Conséquemment, les deux tiers des personnes interrogées (66%) déclarent qu’elles sont inquiètes à l’idée de régler des biens ou des services sans qu’on leur demande un mot de passe. Seulement 37 % des sondés sont convaincus que l’authentification biométrique est plus sûre que les autres méthodes. L’étude s’intéresse à l’évolution des paiements au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne, en Autriche et en Bulgarie. Des conclusions inquiétantes alors que la directive DSP2 sur les paiements, totalement en vigueur le 14 septembre, encourage la biométrie.

D’autres obstacles se dressent sur la voie du déploiement de la biométrie. La confidentialité des informations personnelles est ainsi une pomme de discorde. 45 % des consommateurs refusent que les entreprises aient accès à leurs données biométriques personnelles. 35 % déclarent qu’ils n’en savent pas assez sur la biométrie pour lui faire confiance. 31 % des personnes interrogées ont peur que leur empreinte digitale soit copiée puis utilisée pour des fraudes. Enfin, 28 % des sondés affirment tout bonnement que la biométrie ne leur semble pas sûre.

L’habitude des mots de passe

Daniel Kornitzer, directeur du développement de Paysafe Group, remarque : « Il n’est pas surprenant que les consommateurs soient si réticents, vis-à-vis de la biométrie, pour authentifier les paiements. Rappelons que les mots de passe et les codes PIN sont la pierre angulaire de la sécurité des données financières, depuis au moins 20 ans. Les scandales de fraude et de piratage font aussi les gros titres. Le public est conscient des risques encourus, lorsqu’on adopte de nouveaux services ». La solution passe, selon lui, par l’information des consommateurs, une nécessité alors que l’authentification forte sera obligatoire dès septembre prochain.

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